Malheureusement pour lui, le diodon finit souvent dans les échoppes de souvenirs pour touristes.
En Extrême-Orient, on propose sa peau séchée et gonflée, avec une ampoule logée à l’intérieur, en guise de lampe décorative …
Aiguillons et épines
A l’origine de la grande variété d’épines et d’aiguillons qui existe dans les fonds sous-marins, il y a toujours une stratégie de défense.
Le poisson porc-épic en est un exemple typique. Le poisson devient ainsi une bouchée très désagréable pour n’importe quel prédateur. En voulant l’avaler, il risque de s’étouffer et est obligé de le recracher. Dans le cas du diodon, les épines sont une évolution directe des écailles. Les épines que l’on voit sur le corps des poissons sont probablement une évolution directe de leurs arêtes. La structure interne de celles-ci leur permet en effet de se transformer en épines par calcification et de devenir ainsi des aiguillons venimeux. C’est par exemple le cas du Pterois volitans également appelé scorpion de mer. Chez d’autres poissons, les arêtes dorsales se sont d’abord transformées en une série d’aiguillons, comme ceux de la vive, puis en un seul aiguillon défensif. Le poisson porc-épic ne possède donc pas d’écailles mais des épines fixées sur une peau calleuse. Face à ses prédateurs, en une seconde, il se remplit d’eau et se gonfle démesurément. Jusqu’alors repliées, ses épines se dressent et il devient difficile d’avaler un ballon hérissé d’aiguilles dont le diamètre peut atteindre un mètre
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