|
|
| Accueil >> Mont Saint Michel >> Abbaye |
| |
 Voyages et vacances au Mont Saint Michel : L'Abbaye du Mont Saint Michel |
 |
| |
 |
Une
tradition constante depuis
le Xe siècle rapporte
que c'est en l'an 708, à
la demande de l'archange apparu dans ses songes,
que saint Aubert, évêque
d'Avranches, éleva
la première église
dédiée à saint
michel sur ce rocher,
qui s'appelait jusque-là
le mont Tombe.
Cette légende reproduit assez
précisément celle qui
raconte l'implantation au mont Gargan,
dans le talon de la botte italienne,
du premier sanctuaire dédié
à l'archange en occident. Comme là-bas, ce
n'est qu'à la troisième
apparition que l'évêque |
| |
de la ville voisine vint sur le lieu
que lui désignait la révélation
angélique. Comme là-bas,
l'emplacement précis du lieu
de culte était indiqué
par la présence d'un taureau
volé et caché là. Bien
plus, saint Aubert
construit l'église
qui lui est demandée
en forme de grotte,
imitant la caverne,
naturelle celle-ci,
dans laquelle saint
michel était
apparu en Italie.
Il semble donc bien
que l'on assiste
à la reproduction
dans l'Avranchin
pour des raisons
qui restent obscures
d'un lieu de pèlerinage célèbre
dans tout l'occident.
Beaucoup ont voulu
voir là la
christianisation
d'un sanctuaire
païen plus
ancien. Cette hypothèse
est toutefois en
contradiction avec
la présence
sur le rocher, depuis
le VIe siècle
sans doute, de deux
oratoires chrétiens
dont l'existence
est attestée
par la plus ancienne
version de la légende. |
 |
|
| |
 |
D'autres
ont imaginé,
sans qu'aucune source
permette de l'affirmer,
que la fondation
du mont
saint michel était l'ouvre
de moines irlandais.
On peut
plutôt penser
que c'est le contexte
politique très
particulier de l'Avranchin
dans le royaume
mérovingien
qui explique l'introduction
du culte de l'archange vainqueur de Satan.
Quoi qu'il en soit,
il semble que ce
soit effectivement
au début
du VIIIe siècle
que la première
église dédiée
à saint
michel sur le
rocher ait été
construite, peut-être
dans un monastère
à sanctuaires
multiples préexistant.
En subsiste sans
doute le mur en
gros appareil irrégulier,
abusivement qualifié
parfois de cyclopéen,
qui a été
retrouvé
par Y. M. Froidevaux
au fond de Notre-Dame-sous-Terre |
|
| |
Saint Aubert confia
l'oratoire qu'il
avait créé
à une communauté
de chanoines, dont
nous ignorons presque
tout.
Leur présence
est attestée
en 860 par un pèlerin
de passage. Ils
semblent alors être
passés sous
l'autorité
des bretons à
qui Charles le Chauve
avait concédé
le diocèse
d'Avranches.
C'est
la période
des invasions normandes,
et la communauté
montoise est la
seule des côtes
de la France à
ne pas disparaître
sous les coups des
pirates. La concession
de la Normandie
par les derniers
carolingiens se
fit en plusieurs
étapes. C'est
en 933 que Guillaume
Longue Epée,
fils de Rollon,
acquit le Cotentin
et l'Avranchin.
Avant sa mort en
942, il fit une
importante donation
aux chanoines. |
 |
|
 |
|
|