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 Voyages et vacances au Mont Saint Michel : Les marées de la baie du Mont Saint Michel |
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Le
premier est l'ampleur des
marées. Si la plupart
des mers du monde connaissent
cette oscillation, qui fait
varier leur niveau de quelques
centimètres ou quelques
mètres, il n'est
qu'un lieu sur la planète,
la baie
du mont saint michel de Fundy au Canada, où
elle soit plus forte qu'autour
du mont saint michel. L'amplitude
de la marée, c'est-à-dire
la différence de
hauteur entre le niveau
de la basse mer et celui
de la haute mer, peut atteindre
15 mètres. Provoquées par l'attraction de
la Lune et, dans une moindre mesure,
du Soleil sur la masse liquide des océans,
les marées |
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montent et descendent
deux fois par jour lunaire de 24 heures
et 50 minutes. Lorsque le Soleil, la
Lune et la Terre se trouvent sur une
même ligne ou proche d'elle, phénomène
astronomique qui porte le nom de syzygie,
l'attraction des deux astres s'ajoutant
l'une à l'autre provoque de grandes
marées, dites de vives eaux. C'est
le cas tout particulièrement
aux équinoxes
de printemps et
d'automne, mais
aussi, et de façon
parfois spectaculaire,
à chaque
pleine lune et nouvelle
lune. |
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Ainsi, chaque
mois lunaire comporte
deux périodes
de vives eaux, dont
le maximum a lieu
un à deux
jours après
la pleine et la
nouvelle lune. La
marée est
alors haute, et
entoure le mont saint michel,
à environ
7 heures solaires,
soit 8 heures légales
en hiver et 9 heures
légales en
été. A l'inverse, lorsque
le Soleil et la
Lune forment un
angle droit avec
la Terre, leurs
attractions s'opposent.
Celle de la Lune
l'emporte mais l'amplitude
de la marée
est faible. On parle
alors de morte eau
et la mer, même
à marée
haute, reste loin
du mont saint michel. L'amplitude
exceptionnelle du
phénomène
dans la baie
du mont saint michel s'explique par sa
situation géographique. |
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Le mouvement de
la marée,
venant de l'océan
atlantique, se heurte
au Cotentin comme
à une barrière
et vient en quelque
sorte s'écraser
sur ses côtes,
pour aboutir dans
la baie
du mont saint michel qui forme un cul-de-sac.
Sur cette immensité
presque plane, une
amplitude de 15
mètres se
traduit en distances
importantes. Aux
périodes
de vives eaux, la
mer se retire à
18 kilomètres
du mont saint michel à
marée basse.
Le flux, qui remontait
autrefois dans le
Couesnon, était
sensible jusqu'à
Antrain, à
plus de 20 kilomètres
à l'intérieur
des terres. C'est
donc près
de 40 kilomètres
qui se trouvaient
ainsi soumis à
l'influence des
marées, qui
les parcouraient
en 6 heures et quelques
minutes.
Ce n'est pas la
vitesse d'un cheval
au galop que nous
annonce la tradition.
Ce n'en est pas
moins impressionnant,
et cette rapidité
constitue le danger
majeur de la baie
du mont saint michel,
théâtre
chaque année
d'accidents, souvent
graves. |
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Les promenades
sur les grèves
présentent
des risques pour
ceux qui ne prennent
pas la précaution
élémentaire
de se renseigner
sur l'heure et la
hauteur de la marée
et de s'assurer
qu'ils pourront
être de retour
sur le rocher une
heure et demie avant
la pleine mer. Il
est en effet pratiquement
impossible à
un homme seul de
s'arracher aux courants
et aux remous qui
marquent le flux. A
ce danger réel
s'ajoute celui des sables mouvants, exagérés
par la légende.
La divagation des
fleuves côtiers
dans la baie
du mont saint michel laisse dans leurs
anciens lits des
poches d'eau gorgée
de sable en suspension
que recouvre une
croûte sèche
très fragile
qui peut craquer
sous les pieds du
passant. Ces lises
sont un phénomène
plus rare que la
tradition ne le
laisse penser. Elles
ne doivent pas être
confondues avec
les vasières,
dépôts
gluants de sable
et d'argile très
fine, qui constituent
l'un des niveaux
de sédimentation
de la baie
du mont saint michel.
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