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 Bienvenue dans les vignobles du Pauillac : le célèbre château Lafite-Rothschild |
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Le grand vin de château Lafite Rothschild n’est plus à présenter. Dès 1815, Abraham Lawton le classait déjà au sommet : « Je l’ai classé comme possédant le plus d’élégance et de délicatesse et sève plus fine des trois [premiers crus] », classement confirmé en 1855. Quant à le caractériser, au-delà des millésimes, reprenons le mot d’un amateur éclairé « .. .quoiqu’il arrive, tous les vins du château Lafite sentent l’amande et la violette !». |
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Si la première référence connue de Lafite remonte à 1234, avec un Gombaud de Lafite, abbé du Monastère de Vertheuil au nord de Pauillac, l’existence de Lafite en tant que Seigneurie médiévale est attestée dès le XIVème siècle. Le nom de Lafite provient du gascon « la hite », c’est à dire la butte. Il y avait probablement déjà des vignes sur la propriété, mais c’est avec les Ségur, au XVIIème siècle, que le vignoble se structure et que la réputation de Lafite comme grande propriété viticole s’établit. Jacques de Ségur est à l’origine de la plantation du vignoble de Lafite, autour de 1670 et au début des années 1680. |
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En 1695, le fils héritier de Jacques de Ségur, Alexandre, prendra pour épouse l’héritière du château Latour et cette union donnera naissance à Nicolas-Alexandre de Ségur. Les deux domaines seigneuriaux de Lafite et de Latour sont ainsi réunis pour un début d’histoire viticole commun. Dès le début du XVIIIème siècle, le vin de Lafite se vend à Londres. Il apparaît dans la très officielle London Gazette, dès 1707, vendu aux enchères publiques dans la Cité de Londres, en provenance de bateaux de commerce étrangers saisis par les corsaires britanniques et par les nefs de la Royal Navy (on était, en effet, en pleine guerre de succession d’Espagne). |
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La London Gazette décrivait le vin de Lafite et de ses pairs comme des « New French clarets », vendus sur lies, en précisant le cru et bientôt le millésime. En 1732-1733, Robert Walpole, Premier Ministre, achète une barrique de Lafite tous les trois mois, alors qu’en France on ne s’intéressa aux bordeaux rouges que beaucoup plus tard. Après la crise bordelaise de 1973-1976, la relance se confirme avec les très beaux millésimes 1975 et 1976 et la prise en main des destinées de château Lafite Rothschild par le Baron Eric de Rothschild, neveu du Baron Elie. |
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L’arrivée aux commandes du Baron Eric va donner une nouvelle impulsion par son implication dans la recherche de l’excellence et la mise en place progressive d’une nouvelle équipe technique. Dans le vignoble, le travail de replantation et de restauration se double d’amendements réajustés et de traitements phytosanitaires raisonnés. Dans les chais, on installe une cuverie en inox en complément des cuves en chêne et on construit un nouveau chai de vieillissement, de forme circulaire, sous la direction de l’architecte catalan Ricardo Bofill. Ce chai révolutionnaire, salué par son caractère innovant et son esthétisme épuré, peut accueillir 2200 barriques. Dans le même esprit, le Baron Eric initie en 1985 une démarche artistique associant Lafite à des artistes photographes parmi lesquels on peut citer Jacques Henri Lartigue, Irving Penn, Robert Doisneau et Richard Avedon. Il va également élargir l’horizon des Domaines par de nouvelles acquisitions en France et à l’étranger (voir l’histoire des Domaines Barons de Rothschild). Les très beaux millésimes de la décennie 1980 (1982, 1985, 1986, 1989 et 1990) vont être salués par des cotations en forte hausse.

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