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 Bienvenue dans les châteaux du Pessac Léognan : le circuit touristique |
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De Pape Clément, passez sur la rocade pour la prendre en direction de Bayonne et Toulouse. Que vous ayez effectué la visite des crus pessacais ou non, quittez la rocade à la sortie 18 en direction de Toulouse. Presque après 'entrée sur la N113, vous pourrez apercevoir sur la droite, enclavé dans la banlieue, votre premier cru pessacais, le château Baret, propriété de la famille Castéja. Arrivé à Cadaujac-le-Bouscaut, il faut quitter la nationale pour prendre (à droite) la Dill. Aussitôt après, tournez à gauche pour passer devant le superbe château Bouscaut*. Cet élégant édifice néoclassique du début du xIxe siècle a subi en 1962 un incendie déclenché en voulant faire cuire une entrecôte sur des sarments. Le cru fut à deux doigts de disparaître. Il fallut, entre 1968 et 1980, l'alliance de l'argent, avec des capitaux américains apportés par Charles Wolhsetter et du talent, avec l'un des grands régisseurs girondins, Jean-Bernard Delmas, pour sauver Bouscaut. |
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Aujourd'hui, la propriété appartient à la fille de Lucien Lurton (de Brane Cantenac) qui acquit le château en 1980 et acheva de le restaurer. Son vin rouge privilégie la finesse et le blanc possède beaucoup de gras. Plus loin, sur une hauteur, au cour d'un noyau plus argilo-calcaire, le château Smith HautLafitte* s'annonce par le faux donjon coiffant ses chais. Dans le vallon qui suit, prendre sur la droite a route menant aux sources de Caudalies. C'est là que les Cathiard, actuels propriétaires de Smith, et leur fille se sont lancés dans une activité originale: profitant des vertus médicinales des polyphénols, ils ont créé un complexe de vinothérapie à base de marc, avec un hôtel de luxe doublé d'un centre de soins. |
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Le vin de Smith est porté par des tanins veloutés pour le rouge, avec une réelle concentration, et d'une grande richesse aromatique. Au bout du chemin passant devant les Caudalies, tourner à droite pour passer devant le château Smith proprement dit, belle demeure du xvjue siècle. Au carrefour (stop) suivant, vous pouvez voir, sur la gauche, un grand parc. Cet endroit frais et paisible est le château Le Thil, belle demeure du xvIIIe siècle. Ici, l'histoire familiale tient de l'annuaire du Gotha: Jeanne Clary, qui rénova le château à la fin du xIxe siècle, n'était autre que la petite fille de Nicolas Clary, frère de Désirée, la reine de Suède.
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Les descendants des Clary sont toujours à la tête du vignoble. Son vin est aromatique et élégant. Passer le croisement et poursuivre jusqu'à la D lii. Après l'avoir traversée, on découvre, sur la gauche, le château Carbonnieux* (début du xvse siècle). Campé de solides tours carrées, il s'articule autour d'une grande cour rectangulaire et de quatre pavillons qui lui donnent un air de manoir périgourdin. Légué aux Bénédictins, il a accueilli une communauté de moines dotés d'un réel sens des affaires. Au XVIIIe siècle, ils n'hésitèrent pas à baptiser leur vin blanc « eau minérale» pour pouvoir le vendre à la cour du sultan d'istamboul qui aurait découvert ses charmes grâce à l'une de ses épouses, d'origine bordelaise. |
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Ses vins sont d'un haut niveau, particulièrement le blanc, parfumé, élégant et de belie garde. Sur la droite après le panneau Villenave-d'Orrion, le château Couhins-Lurton*, que commande une noble demeure de style classique, est entièrement voué aux blancs. Longtemps divisé en deux crus séparés, il a été reconstitué par André Lurton, du château La Louvière. D'une belle couleur jaune citron, son vin développe un bouquet très doux et un palais possédant un charme indéniable. Arrivé dans l'agglomération, tourner à gauche puis au bout de la rue, contourner le rond-point orné d'un pressoir et prendre la direction Léognan pour trouver, sur la droite, l'allée menant au château Olivier.
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Bien que restauré et remanié au xxe siècle, ce castel des xlve et xvIe siècles, qu'entoure un beau parc, a conservé un visage médiéval avec ses douves remontant aux croisades et ses tours crénelées.
D'Olivier, prendre la D651 en direction de Léognan puis tourner à gauche pour gagner le château La Louvière**. Le domaine de La Louvière est acheté, en 1623 par les Chartreux de la Miséricorde qui développèrent le vignoble. Bien national, il est vendu, en 1791, à Jean-Baptiste Mareilhac, négociant et armateur qui fait construire la demeure actuelle par l'architecte François Lhote. Sa décoration intérieure est due au peintre flamand François-Louis Lonsing.
Mais après la Seconde Guerre mondiale, l'âge d'or est bien loin. Il semble que lors du classement des graves, ses propriétaires d'alors s'en désintéressent tellement qu'ils refusent de concourir. En 1965, on trouve même dans les chais un arbre dont les branches ont percé la toiture. André Lurton, qui l'achète cette année là, décide de redonner au cru son lustre d'antan. |
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